Classement Ligue 1 2025-26 : Analyse complète de la saison
La saison 2025-26 de Ligue 1 offre un spectacle inattendu. Après 22 journées disputées, le championnat de France propose une course au titre palpitante, une bataille féroce pour les places européennes et une zone de relégation impitoyable. Retour sur les grandes tendances de cette première partie de saison.
Le classement général après 22 journées
| Pos | Équipe | MJ | V | N | D | BP | BC | Diff | Pts |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | RC Lens | 22 | 17 | 1 | 4 | 42 | 17 | +25 | 52 |
| 2 | Paris Saint-Germain | 22 | 16 | 3 | 3 | 49 | 19 | +30 | 51 |
| 3 | Olympique Lyonnais | 22 | 14 | 3 | 5 | 36 | 20 | +16 | 45 |
| 4 | Olympique de Marseille | 22 | 12 | 4 | 6 | 48 | 29 | +19 | 40 |
| 5 | LOSC Lille | 22 | 10 | 4 | 8 | 35 | 31 | +4 | 34 |
| 6 | Stade Rennais | 22 | 9 | 7 | 6 | 34 | 35 | -1 | 34 |
| 7 | RC Strasbourg | 22 | 9 | 4 | 9 | 36 | 29 | +7 | 31 |
| 8 | AS Monaco | 22 | 9 | 4 | 9 | 35 | 34 | +1 | 31 |
| 9 | FC Lorient | 22 | 8 | 7 | 7 | 29 | 33 | -4 | 31 |
| 10 | Toulouse FC | 22 | 8 | 6 | 8 | 32 | 26 | +6 | 30 |
| 11 | Angers SCO | 22 | 8 | 5 | 9 | 22 | 27 | -5 | 29 |
| 12 | Stade Brestois | 22 | 7 | 6 | 9 | 29 | 34 | -5 | 27 |
| 13 | Le Havre AC | 22 | 6 | 8 | 8 | 20 | 27 | -7 | 26 |
| 14 | OGC Nice | 22 | 6 | 5 | 11 | 27 | 40 | -13 | 23 |
| 15 | Paris FC | 22 | 5 | 7 | 10 | 26 | 39 | -13 | 22 |
| 16 | AJ Auxerre | 22 | 4 | 5 | 13 | 17 | 30 | -13 | 17 |
| 17 | FC Nantes | 22 | 3 | 5 | 14 | 20 | 40 | -20 | 14 |
| 18 | FC Metz | 22 | 3 | 4 | 15 | 22 | 49 | -27 | 13 |
Source : classement officiel LFP au 14 février 2026
La surprise Lens : un leader inattendu
Le fait marquant de cette saison reste incontestablement la première place du RC Lens. L’arrivée de Pierre Sage sur le banc artésien, en provenance de l’Olympique Lyonnais, a transformé un effectif que beaucoup annonçaient en difficulté après les départs d’Andy Diouf, Facundo Medina et Neil El Aynaoui durant l’intersaison.
Avec 52 points en 22 matchs, Lens affiche la meilleure défense du championnat avec seulement 17 buts encaissés. Pierre Sage a instauré une rigueur tactique remarquable, construisant son équipe autour d’un bloc bas discipliné et de transitions rapides. Le recrutement estival , évalué à 56 millions d’euros selon Transfermarkt, a ciblé des profils jeunes et ambitieux : Samson Baidoo, arrivé du RB Salzbourg, a parfaitement comblé le vide laissé par Medina en défense centrale.
L’efficacité offensive repose largement sur le duo Wesley Saïd (10 buts) et Odsonne Édouard (8 buts), bien alimentés par les montées de Florian Thauvin (6 buts), véritable métronome du jeu lensois. Huit victoires consécutives entre la 12e et la 19e journée ont propulsé le club en tête du classement, un point devant le PSG.
Comme le souligne l’analyse d’Opta, Lens démontre qu’un collectif bien huilé peut rivaliser avec les budgets colossaux des ténors du championnat.
Le PSG en embuscade : la machine parisienne reste redoutable
Un point seulement sépare le PSG de la première place. Les hommes de Luis Enrique, champions de France en titre et vainqueurs de la Coupe Intercontinentale de la FIFA en décembre 2025, n’ont rien perdu de leur ambition domestique malgré un calendrier surchargé entre Ligue 1 et Ligue des champions.
Avec 49 buts marqués, le PSG possède la meilleure attaque du championnat. Le Classique du 8 février 2026 a rappelé la puissance de feu parisienne : une victoire 5-0 contre l’Olympique de Marseille au Parc des Princes, un écart historique dans l’histoire de cette rivalité. Ousmane Dembélé, auteur d’un doublé ce soir-là, confirme son statut de joueur clé du dispositif de Luis Enrique aux côtés de Khvicha Kvaratskhelia et Bradley Barcola.
Le PSG reste le grand favori pour le titre. Son calendrier européen pourrait toutefois l’obliger à gérer ses forces sur les dernières journées, offrant une fenêtre d’opportunité à Lens.
La troisième place lyonnaise : le renouveau sous Sage… puis après Sage
L’Olympique Lyonnais occupe une solide troisième place avec 45 points, soit sept unités de retard sur Lens. La révélation de la saison côté lyonnais se nomme Pavel Sulc. L’attaquant tchèque, recruté au FK Jablonec durant l’été pour une somme modeste, totalise déjà 10 buts en 22 matchs et s’est imposé comme l’un des meilleurs rapports qualité-prix de toute la Ligue 1.
Lyon reste invaincu en 2026 et enchaîne les victoires, démontrant une régularité qui faisait défaut au club ces dernières saisons. La troisième place, synonyme de qualification directe en Ligue des champions, constitue un objectif réaliste que le club n’avait plus atteint depuis plusieurs saisons.
Marseille : quatrième et en crise
Le cas de l’Olympique de Marseille illustre la volatilité du football français. Quatrième avec 40 points, le club phocéen semblait parti pour une saison de premier plan grâce aux performances de Mason Greenwood, meilleur buteur du championnat avec 14 réalisations. Mais la déroute 5-0 au Parc des Princes le 8 février a provoqué un séisme : Roberto De Zerbi a quitté le club par consentement mutuel trois jours plus tard, le 11 février 2026.
Cette défaite, la plus lourde de l’histoire du Classique, a mis fin à l’aventure De Zerbi à Marseille malgré un bilan global honorable (57 % de victoires, le meilleur ratio d’un entraîneur marseillais sur la dernière décennie, selon L’Équipe). Le club, désormais en quête d’un successeur avec Habib Beye en favori, traverse une période d’instabilité qui pourrait compromettre ses ambitions européennes.
La bataille pour l’Europe : de Lille à Monaco
Les places 5 à 8 sont le théâtre d’une lutte serrée. Lille et le Stade Rennais partagent la cinquième place avec 34 points, suivis par Strasbourg, Monaco et Lorient à 31 points. Trois points seulement séparent ces cinq équipes.
Le LOSC Lille, habitué des joutes européennes, cherche à confirmer sa régularité dans la seconde partie de saison. Le Stade Rennais, malgré la turbulence liée au probable départ d’Habib Beye vers Marseille, maintient un rythme correct grâce à la révélation Esteban Lepaul et ses 11 buts.
L’AS Monaco , en revanche, déçoit. Neuvième à mi-saison après des performances en dents de scie, le club de la Principauté est loin de ses standards habituels. Avec un budget parmi les plus élevés du championnat, Monaco doit impérativement redresser la barre pour espérer une qualification européenne.
Strasbourg, porté par l’excellent Joaquin Panichelli (12 buts, deuxième meilleur buteur du championnat), constitue l’autre belle surprise de cette saison à mi-parcours.
Le ventre mou : stabilité fragile
De Toulouse (10e, 30 points) à Le Havre (13e, 26 points), le ventre mou du classement regroupe des équipes qui semblent assurées du maintien sans pour autant pouvoir prétendre à l’Europe. Toulouse se distingue par une différence de buts positive (+6) qui témoigne d’un certain équilibre, tandis qu’Angers et Brest naviguent dans des eaux tranquilles.
Le Havre, avec 8 matchs nuls en 22 journées, incarne parfaitement cette zone médiane : trop solide pour descendre, trop limité pour viser plus haut.
La zone rouge : Auxerre, Nantes et Metz en danger
La lutte pour le maintien est cruelle cette saison. Trois équipes se détachent dangereusement en bas de tableau :
AJ Auxerre (16e, 17 points) occupe la place de barragiste, cinq points devant Nantes. L’AJA, remontée en Ligue 1 avec des ambitions modestes, paie cher sa faiblesse offensive avec seulement 17 buts marqués en 22 matchs, le pire total du championnat.
FC Nantes (17e, 14 points) traverse l’une des pires saisons de son histoire récente. Trois victoires seulement en 22 journées et 40 buts encaissés dessinent un tableau très sombre pour les Canaris. L’écart de trois points avec Auxerre laisse un mince espoir, mais la dynamique est catastrophique.
FC Metz (18e, 13 points) semble condamné à un retour immédiat en Ligue 2 après sa promotion. Avec 49 buts encaissés, la défense messine est de loin la plus perméable du championnat. Un point seulement sépare Metz de Nantes, mais la tendance est inexorablement négative.
La configuration à 18 équipes, avec seulement un barragiste et deux relégations directes, rend chaque point crucial dans cette zone. L’écart de six points entre Nice (14e) et Auxerre (16e) offre encore un matelas relatif aux équipes du bas de la première moitié de tableau.
Les enjeux de la seconde partie de saison
Avec 12 journées restantes, plusieurs questions structurent la fin de championnat :
Lens peut-il tenir ? Le RC Lens n’a jamais été champion de France depuis 1998. La pression grandissante et l’absence d’expérience à ce niveau constituent des obstacles psychologiques majeurs. Le calendrier de mars, avec des déplacements à Lyon et Marseille, sera déterminant.
Le PSG va-t-il accélérer ? L’historique montre que le PSG domine traditionnellement les secondes parties de saison. La profondeur de son effectif et sa capacité à gérer les doubles confrontations européennes en font le favori logique malgré son point de retard.
Marseille peut-il se relever ? Le choix du prochain entraîneur sera crucial. Avec 40 points et un calendrier relativement favorable, l’OM conserve toutes ses chances pour le top 4 et une place en Ligue des champions.
Qui descendra ? Metz semble condamné, mais la bataille entre Nantes et Auxerre pour éviter la 17e place promet d’être dramatique jusqu’aux dernières journées.
Conclusion
Le classement de Ligue 1 2025-26 offre une lecture passionnante. L’émergence de Lens en tête, la puissance du PSG, le renouveau lyonnais et la crise marseillaise composent un récit riche en rebondissements. La seconde partie de saison s’annonce décisive, avec des enjeux à tous les étages du classement. Le football français, souvent critiqué pour sa prévisibilité, prouve cette saison qu’il sait encore surprendre.
Sources :
- Classement officiel Ligue 1 McDonald’s, LFP
- Opta Analyst : “Lens Are Making the Ligue 1 Title Race Interesting Again”
- Transfermarkt : Valeurs de marché et transferts Ligue 1
- L’Équipe : Suivi du championnat de France
Par la rédaction de LG1